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LE MARCHEUR DE LUNE (paru aux Éditions Vivez Soleil)
LES VENTS DU SILENCES (paru aux Éditions Kirographaires)ux Éditions Kirographaires
LÉGENDES EN PAYS CELTE
CHRONIQUES DU PETIT PEUPLE
LE GÉANT QUI MARCHAIT DES DEUX CÔTÉS
LES AVENTURES DE GHAALD - Trilogie -
(
en écriture)
Voici quelques titres des romans que j'ai écrit. Tous ne sont pas édités. Pour lire un extrait, passez au-dessus des carrés verts en face des titres
LA MÉTAMORPHOSE DE NATKI
LES CHEMINS D'ILLUSION

Le petit jour pointait à l’horizon, rose, barré de nuages jaunes qui s’évaporaient dans le ciel. Macannan regardait ce spectacle tandis qu’une légère brise lui caressait le visage. Il était heureux d’être revenu. Cela faisait si longtemps qu’il l’aurait presque oublié, presque seulement. Ce monde avait bercé son enfance. Il se rappelait ses escapades pour aller danser avec ses nouveaux amis. Cela faisait bien longtemps, oui, bien longtemps, pensait-il.
- Eh, mon garçon! Il est temps de partir!
Armand se contenta de grogner tout en se retournant. Macannan dut s’y reprendre à trois fois pour le garçon daigne enfin ouvrir un œil.
- Il est trop tôt pour se lever! dit-il en se mettant en boule. Et puis, je n’ai pas encore entendu la cloche sonner!
- Je ne crois pas qu’il y ait de cloche de ce côté-ci!
À ces mots, Armand ouvrit complètement les yeux, se les frotta, puis se tourna vers le vieil homme.
- Je… je crois que j’ai rêvé!
- C’est bon signe, mon garçon! Et, que disait ton rêve?
- Je… rêvais que je dansais avec des korrigans!
- Ah! Tu rêvais, tu disais?
Macannan le regarda avec attention.
- J’en étais sûr! dit Armand en se redressant. J’aurai voulu que ce soit un rêve, mais je crois que mes jambes sont trop douloureuses pour y croire! Ils… ils sont partis?
- Un peu avant que le soleil ne repousse le manteau d’étoiles!
- Mais alors… j'ai à peine dormi deux heures !
- Oh, tu sais, deux heures, ça ne veut pas dire grand-chose de ce côté…

Extrait tiré de "Le Géant qui marchait des deux côtés"

Le lac qui s’y trouvait était un miroir silencieux, et pourtant si profond qu’il allait jusqu’aux étoiles, à moins que ce ne soit le ciel qui descendait dans ses eaux calmes pour se reposer.
- Je l’aimai bien!
- Moi aussi! dit Ilan en traînant sur les mots, comme pour mieux se rappeler.
Yoran les regarda avec attention et… étonnement. C’était bien la première fois depuis, il ne savait plus lui-même, que ses deux amis étaient pour une fois d’accord.
- Tu crois qu’il pense à nous? demanda Ilan.
- Ça, tu peux être sûr! répondit Kristell avec assurance.
- Comment tu le sais d’abord? Tu n’es pas dans sa tête!
- Parce que je le sais, voilà tout!
- Ah, oui?! Tu peux m’expliquer co…
- Il n’y a rien à expliquer! le coupa-t-elle.
- C’est trop facile de faire celle qui sait tout! C’est comme…
- Tu m’embêtes! Je le sais, c’est tout!
- Quel sale caractère, je te parle plus!
- Pff… Toi, ne plus parler?! Je crois que tous les géants de l’autre côté se réuniront avant que ça…
Kristell s’arrêta un instant.
- Eh, tu vas pas faire ça!
- C’est toi qui ferais bien de te taire, sinon, qui sait où nous allons arriver! Je n’ai pas envie de me retrouver les pieds dans l’eau une seconde fois!
- D’abord, je ne parlais pas!
- C’est pareil!
Kristell bougonna pour elle-même sans jeter un regard à Ilan, tout en paradant devant. Il faut dire que depuis qu’elle ne boitait plus, elle était rarement à la traîne, ce qui énervait de la même façon, Ilan. Leurs voix se perdirent sur le chemin, cela n’avait pas duré bien longtemps se dit Yoran. Il aurait été étonnant qu’ils ne trouvent pas un terrain pour se chamailler une fois de plus. Cependant, Ilan n’avait pas tout à fait tort, pensa-t-il en se grattant la tête.
- Vous entendez?
- Je n’entends pas mais je sens! répondit Yoran.
- Le sol tremble! s’inquiéta Ilan.

Extrait tiré de "Les chemins d'illusion"

- Pourquoi, c’est ainsi? dit-elle d’une voix monocorde.
- Le ciel a parlé! dit le garçon en levant les yeux.
- Le ciel, ça parle pas! Tu ne vas pas croire ce que dit la pierre!
Mélyne aurait voulu que cela ne soit pas. Dans sa colère, elle aurait souhaité que les gens du village retrouvent son ami, au moins, il ne serait pas parti. Elle se sentit impuissante tandis que le vent qui s’était renforcé, balayait ses longs cheveux aux reflets d’or.
Lorsque Ghaald relâcha son étreinte, la jeune fille n’avait plus de voix. Elle était anéantie par cette fatalité qui lui tombait dessus. Son ami la regarda une dernière fois avant de déposer un baiser sur ses joues puis s’éloigna. Un peu plus loin, il se baissa pour ramasser quelque chose qu’il mit sur son épaule. Elle crut apercevoir un sac bien qu’elle le trouvât bien petit pour être le sac de quelqu’un qui entreprend un si long voyage. Ghaald avait certainement tout prévu depuis longtemps. Mélyne l’observait, les yeux rougis par le chagrin. Elle espéra un instant qu’il ferait demi-tour, mais son ami ne se retourna pas. Bientôt, il ne devint plus qu’un point sur la colline qu’il descendait.
La jeune fille resta immobile jusqu’à ce que la fatigue et le froid n’aient raison d’elle. Alors, tremblante, plus par désespoir que par le vent glacial qui soufflait, elle regagna le village en pleurant. Elle savait que sa vie ne serait plus jamais la même, plus jamais. À cet instant, elle aurait voulu mourir.
Au même moment, un peu plus loin, tapi dans l’ombre, le vieux Barnabé regardait Ghaald s’éloigner. Il s’était toujours demandé quand le garçon partirait pour entreprendre le voyage qui le menerait au-delà de l’horizon. Cela faisait maintenant si longtemps qu’il veillait en secret sur lui, ne l’approchant que de rares fois. Durant tout ce temps il lui avait caché la vérité, et pour la première fois, Barnabé était inquiét pour Ghaald. Lui-même rentra chez lui d’un pas lent, il savait qu’à son tour il devrait partir. Il aperçut Mélyne et il fut triste car il sentit que son cœur était déchiré mais il ne pouvait pas changer le fil du temps.

Extrait tiré de "Les aventures de Ghaald"

Là dessus, il claqua sa langue et la charrette qu’un solide cheval tirait, s’ébranla.
- Le chemin que tu as pris mène bien vers l’océan, mon garçon! C’est bien là que tu veux aller?
- Euh, oui!
- Et, que comptes-tu y faire, si ce n’est pas indiscret?
- Je… voulais voir!
- Voir quoi? Il n’y a que l’eau et les âmes des pêcheurs qui sont restés sur la crête des vagues trop longtemps! répondit l’homme.
- Je ne l’ai jamais vu! dit Yann.
- Hum!
L’homme se racla la gorge puis cracha dans la brume.
- Alors nous ferons un bout de route ensemble! lança ce dernier sans détourner les yeux du chemin.
- Vous n’avez pas peur de voyager la nuit?
- Voilà une bien étrange question pour un jeune homme que je trouve en pleine nuit sur mon chemin!
- Mes parents m’ont souvent dit que les hommes n’aimaient pas, à moins d’y être contraints, sortir quand le soir chassait le jour!
- Et toi, tu n’as pas peur?
- Non…! Pourquoi?
L’homme secoua la tête puis cracha à nouveau dans le noir. La brume s’était quelque peu dissipée, laissant les ombres reprendre le dessus. L’attelage cahotait de droite et de gauche sur les pierres jonchant le sol. Aucun des deux ne reprit la parole durant tout un moment. Son étrange compagnon se tenait raide, jetant deçi delà des regards alentours comme un oiseau guettant sa proie. La rivière chantait sur leur côté, insouciante du temps qui passait, comme les saisons. Elle courait sans jamais s’arrêter, à la poursuite peut-être de ce temps qui s’enfuyait, personne ne le savait.
Un bruit lancinant, presque hypnotique s’immisçait petit à petit dans les pensées de Yann. Il n’y aurait pas prêté attention si une pierre, sans doute plus grosse que les autres, fit sursauter la charrette, le tirant de sa rêverie. Il sentit aussitôt sur son visage l’air frais et humide de la nuit. Cependant, le bruit était toujours là.

Extrait tiré de "Le voyage de l'Elfée"

 

 

Elle était là, regardant de ses yeux noirs, l’horizon qui s’étendait en dessous. Elle avait mal, mais ne savait pas pourquoi, aussi, elle se vengeait de ce mal qui la rongeait, sur ces marchands qui allaient et venaient. De vagues souvenirs, remontaient à la surface de sa mémoire, qu’elle ne comprenait pas, pas encore. Ses cris résonnaient dans le ciel et les nuages de brumes. Tous la craignaient sans jamais l’avoir vu. Depuis peu, il y avait ces robes rouges comme le sang, qui prenaient le chemin des marchands. Elle savait, qu’eux, ils l’avaient vu, et qu’ils la traqueraient sans relâche. À plusieurs reprises, elle avait fondu sur eux, c’est alors que le nom que leur donnaient les hommes, avait une raison d’être « Les Robes Pourpres ».

Ses yeux, quand elle était trop seule, se mouillaient de larmes. À ce moment-là, ses cris déchiraient le ciel, le vent les portait sur les chemins, pour dire aux hommes qu’elle était là, alors, ils baissaient les yeux et rentraient chez eux.
Aujourd’hui, le ciel était bleu, les soleils coloraient les plaines de teintes dorées tandis qu’une ceinture de nuages encerclait la cité d’une sinistre étreinte. Elle aimait sentir la chaleur des astres la réchauffer. Elle restait ainsi de longs moments, les yeux mi-clos. C’était les seuls instants où elle était bien, les seuls instants où elle oubliait qu’elle était, « La Chose ».

- Combien crois-tu que nous rallonge le chemin des Dyaïm’hall ?
- D’après ce que m’en a dit Bragon, nous ne devrions plus tarder à rejoindre la route principale !


Extrait tiré de " La Métamorphose de Natki "

LE SECRET DE ROWAN
LE VOYAGE DE L'ELFÉE